| Influence d'un supplément
de nourriture hivernale sur l'équilibre énergétique
du cerf de Virginie (faons) au New Hampshire (USA).
par Matthew D. Tarr and Peter J. Pekins
Résumé
: Nous avons tenté de déterminer l'influence
que peut avoir un supplément de nourriture sur l'équilibre
énergétique chez le cerf de Virginie (Odocoileus
virginianus), dans le nord du New-Hampshire, É.-U.,
de janvier à mars 1997.
Nous avons mesuré le taux de métabolisme (FMR)
et l'équilibre énergétique en nature
chez 10 faons (5 mâles et 5 femelles) qui ont reçu
de l'eau doublement marquée pendant une période
de 19-21 jours. Nous avons vérifié si le pourcentage
de fibres détergentes acides (ADF) et le pourcentage
de fibres détergentes neutres dans les fèces
des cerfs permettent de prédire la proportion de nourriture
en supplément (boulettes de nourriture concentrée)
dans le régime des cerfs.
Le taux de métabolisme FMR moyen des faons s'élevait
à 758,4 kJ·kg-0,75·j-1 (étendue
de 535,9 à 1032,8 kJ·kg-0,75·j-1), soit
2 fois leur taux de métabolisme de base (BMR). Le taux
FMR moyen était plus de 30 % plus élevé
chez les faons mâles que chez les faons femelles. Le
pourcentage de graisses corporelles (12,1 ± 1,4 % (moyenne
± écart type)) et la perte de masse (3,0 ±
0,9 %) étaient variables, ce qui veut dire qu'un métabolisme
FMR élevé chez un individu n'a pas d'influence
négative sur son équilibre énergétique
et est relié à la disponibilité de la
nourriture. Nous avons estimé que pour que son métabolisme
FMR soit élevé (>2 × BMR), un faon
doit consommer au moins 1 kg de nourriture supplémentaire
par jour.
Les données radio-télémétriques
indiquent que le nombre et la juxtaposition des sites d'alimentation
dans une région influencent probablement le domaine
et l'activité des cerfs. Le pourcentage de fibres ADF
dans les fèces est le meilleur facteur de prédiction
du pourcentage de grain dans le régime (% grain = -0,048(%
ADF)2 + 1,523(% ADF) + 96,467; r2 = 0,69) et cette valeur
a permis d'identifier les populations qui avaient reçu
des boulettes de concentré en supplément.
Les biologistes doivent s'attendre à ce que l'influence
de l'alimentation d'hiver sur l'équilibre énergétique
et sur la survie varie en fonction des interrelations entre
la densité des cerfs, la disponibilité de la
nourriture et la rigueur de l'hiver aux sites d'alimentation.
Copie tirée du site de l'Institut canadien de l'information
scientifique et technique (ICIST)
Titre traduit par Y. Le Bihan
Can.
J. Zool. 80: 6-15 (2002) DOI: 10.1139/Z01-200 © 2002
NRC Canada
M.D. Tarr and P.J. Pekins.1 University of New Hampshire Wildlife
Program, 214 James Hall, Durham, NH 03824, U.S.A. Corresponding
author (e-mail: pjpekins@christa.unh.edu).
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