| Âge et conditions
de santé des cerfs tués par les coyotes en Nouvelle
Écosse
par Brent R. Patterson et François Messier
Résumé
: La prédation par le coyote (Canis latrans) est
une cause importante de mortalité chez le cerf de Virginie
(Odocoileus virginianus) dans plusieurs régions du
nord-est de l'Amérique du Nord. Cependant, si les coyotes
soustraient de la population surtout les cerfs qui, en l'absence
de prédation, seraient morts d'autres causes (mortalité
compensatoire), l'impact de la prédation est minimal,
quel que soit le nombre de cerfs retirés.
Nous avons examiné les carcasses de 102 cerfs de Virginie
mangés par les coyotes durant l'hiver dans le sud-ouest
de la Nouvelle Écosse (comté de Queens) et l'île
du Cap Breton en 1992-1997. Soixante-neuf cerfs ont été
victimes de prédation, cinq sont morts d'autres causes
naturelles, deux ont été capturés dans
des pièges à coyotes, deux ont été
écrasés sur la route, deux ont été
tués à l'arme à feu et perdus pendant
la saison de chasse en automne et un à été
tué par arme et abandonné au début de
l'hiver.
La cause de la mort des 21 autres cerfs est inconnue. Il y
a une sur représentation de faons dans l'échantillon
de cerfs tués par les coyotes à l'île
du Cap Breton, mais dans le comté de Queens, la distribution
des classes d'âges des cerfs tués par les coyotes
est la même que celle des cerfs écrasés
sur la route dans la région. Les réserves de
graisse dans la moelle du fémur des cerfs tués
par les coyotes semblent être aussi ou plus importantes
que celles des cerfs tués sur la route dans les environs
de chacun des sites d'étude.
En hiver, les coyotes tuent souvent des cerfs qui sont en
position vulnérable à cause de la profondeur
de la neige ou de la surface gelée des lacs qui les
fait déraper. Cela peut expliquer le manque apparent
de sélection des animaux plus faibles. Nos données
appuient l'idée qui veut que la mortalité due
à la prédation par les coyotes en grande partie
s'ajoute à la mortalité due aux autres facteurs.
Cependant, seules des expériences de manipulation permettraient
de vérifier cette conclusion.
Copie
tirée du site de l'Institut canadien de l'information
scientifique et technique (ICIST)
Titre traduit par Y. Le Bihan
Can.
J. Zool. 81: 1894-1898 (2003) 2003 NRC Canada
B.R. Patterson
1,2 and F. Messier. Department of Biology, University of Saskatchewan,
112 Science Place, Saskatoon, SK S7N 5E2, Canada.
Corresponding author (e-mail:brent.patterson@mnr.gov.on.ca).
2Present address: Ontario Ministry of Natural Resources,Wildlife
Research and Development Section, 300 Water Street, 3rd Floor
N., P.O. Box 7000, Peterborough, ON K9J 8M5, Canada
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