La situation actuelle
Ce
mode de gestion a entraîné dans certaines régions
situées au sud du Québec, une population de chevreuil
dépassant la capacité de support du milieu entraînant
une dégradation importante de l'écosystème.
Étant à la limite nordique de son aire de distribution,
ce constat ne peut être généralisé
à la grandeur des régions du Québec. Ce qui
par contre fait de plus en plus l'unanimité auprès
de nombreux chasseurs et spécialistes, c'est le déséquilibre
du rapport des sexes ( ratio mâle / femelle ) qui ne cesse
de s'accentuer.
Cliquez
ici pour voir le tableau de comparaison des cerfs mâles
de différentes régions ou zones de chasse du Québec,
mesurés à l'automne 2000
Ce déséquilibre entraîne des effets néfastes
sur la structure sociale du cheptel ainsi que sur la qualité
de l'expérience de chasse. Dans la plupart des zones
de chasse du Québec à peine 5 % des mâles
récoltés ont 3,5 ans et plus. Autre effet important
du mode de gestion actuel selon plusieurs études sérieuses,
on constate que dans les secteurs soumis à une pression
de chasse moyenne à élevée, un faon mâle
a seulement 7 % de chance d'atteindre l'âge de 3.5 ans.
Le prélèvement éhonté sur la strate
mâle que nous connaissons au Québec depuis plusieurs
années, a donc décimé la population de mâle
mature.
Le résultat sur le terrain est alarmant puisque les experts
s'entendent pour dire qu'il y a moins d'un mâle mature
par 1000 acres de terre. D'autres études ont aussi
démontré que lorsqu'un mâle a la chance d'atteindre
4.5 ans il devient nocturne à plus de 85 % de son temps
et passerait plus de 20 heures par jour sur moins de 10 % de son
territoire. Ce n'est donc pas surprenant qu'au Québec 90
% des chasseurs récolte des mâles de 2.5 ans et moins.
Ce constat nous place donc dans une situation ou le succès
de chasse est élevé, mais les probabilités
d'observer et de récolter un mâle de qualité
sont de plus en plus faible.
- En 2004, la récolte totale
de cerfs sur le Québec continental atteint de nouveau sommet
avec 57,926 chevreuils abattus.
- Le succès de chasse dépasse
actuellement les 35 %.
- Le nombre de permis vendus suit
la tendance de la récolte et est en hausse constante depuis
plusieurs années. En l'espace de dix ans, soit de 1993
à 2003, la vente de permis est passée de 111,161
à 156,756 sur le Québec continental.
- En 2000, on dénombrait une
densité de chevreuils pour les zones 4,5,6,8 variant de
6,8 à 10,7 cerfs au km2 d'habitat. En 2002, dans la partie
ouest de la zone 5, on dénombrait jusqu'à 15,8 cerfs
au km2 . En 2004, dans plusieurs partie des zones 5,6 et 8
la population de chevreuils dépasse les 14 cerfs au km2
. À ce niveau de densité ( ces niveaux de densité
sont estimés après la chasse ), des impacts négatifs
peuvent être observés sur la biodiversité
des milieu naturelles et la qualité de l'habitat tend à
se dégrader.
- Une étude menée en
2003, démontre que lorsque le niveau de population dépasse
la capacité de support du milieu, le poids moyen des cerfs
est à la baisse et la taille des bois suit la même
tendance.
- Une autre étude effectué
cette fois en 2000, a démontrée que 58 % des mâles
récoltés avaient 1 ½ an et qu'à peine
11,5 % avaient 4 ½ an. L'âge moyen des cerfs mâles
récoltés faisait à peine 2,41 ans.
- Depuis plusieurs décennies
au Québec, différentes données scientifiques
et statistiques sont recueillies sur la population de chevreuils,
sa densité et sa récolte. Cependant il n'existe
aucune donnée scientifique sur les ratio mâle / femelle
de nos cheptels.
- En 2004, la récolte des femelles
( incluant les faons femelle ) était de 37 % de la récolte
totale. En 1999, elle était de 27 %. C'est donc dire que
nous continuons à chaque année de récolter
davantage de mâles que de femelles.
- La récolte de 2003
représentait 15 % du cheptel et 75 % du potentiel de prélèvement.
Haut de page