Le chevreuil dhier à
aujourdhui
En ce début de millénaire,
une réflexion simpose sur la façon dont nous
avons géré les populations de chevreuil au Québec
au cours des cinquante dernières années.
De 1955 à 1962 il y avait une bonne densité de chevreuils
dans les régions péri-urbaines et les saisons de
chasse étaient très longue. La chasse redevient
à la mode, le nombre de permis vendus augmente et le taux
de succès atteint un niveau intéressant.

De 1962 à 1974 cest la descente aux enfers. On observe
une sur-exploitation de la ressource jumelé à une
perte importante du couvert forestier. Ajoutons à cela
une série consécutive dhiver très rigoureux.
Conséquence à tout cela, le taux de succès
chute drastiquement passant de 13,7 % en 1962 à 2 % en
1974. Le nombre de permis vendus quant à lui passe de 40,000
en 1965 pour atteindre moins de 20,000 en 1974. À la fin
de cette période, notre cheptel de chevreuil se trouve
en très mauvais état. Des correctifs sont apportés
en réduisant la durée des saisons de chasse et en
introduisant en 1974 la loi du mâle.
Il faudra attendre jusquau
début des années quatre vingt avant de remarquer
une certaine remontée de la population de chevreuil. Jusquen
2003, une augmentation constante du cheptel entraînera un
succès de chasse sans précédant ainsi quun
nombre record de permis vendus au Québec.
Il aura fallu attendre trente ans avant que le succès de
chasse redevienne à celui de 1962. En 2003 il sest
récolté 56,270 chevreuils sur le Québec continental
soit environ 15 % du cheptel avec un taux de succès denviron
40 %. Plusieurs facteurs expliquent cette remontée fulgurante
: de meilleur habitat, des hivers plus cléments, linstauration
de plans de gestion avec la possibilité de récolter
des cerfs sans bois et une augmentation importante du nombre de
chasseurs.
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